Plan paysage

PlanPaysageLe 6 octobre 2011, le Conseil Communautaire de la CCAL approuvait le nouveau projet d’Etude Plan Paysage.

En effet, la crise sidérurgique entre 1975 à 1990 a entraîné une crise démographique, due essentiellement à des migrations de population.

Sur le plan spatial, l’agglomération a subi une déstructuration totale du fait de la disparition des activités sidérurgiques qui avaient façonné le développement urbain et paysager depuis plus d’un siècle, entraînant des phénomènes de dents creuses avec des cités installées autour d’un espace central vide.

La crise de la sidérurgie a eu des conséquences à la fois sur l’organisation spatiale et la trame urbaine, entraînant d’une part un processus de déqualification des vallées (friches industrielles et cités ouvrières), d’autre part une pression foncière difficile à maîtriser sur les plateaux agricoles, où les lotissements ont transformé les anciens villages longtemps préservés. Sur le plateau, les prairies ont peu à peu cédé la place aux cultures.

Aujourd’hui, malgré un renouveau démographique lié à l’explosion du travail frontalier (qui a généré une forte pression foncière, une hausse des prix de l’immobilier, des problèmes de circulation, …) et malgré des interventions fortes depuis une quinzaine d’années en matière d’aménagement et de reconquête des friches industrielles ou de requalification du parc de logement (DSQ, opération de rénovation de façade FIL BLEU, ANRU…) et de projets nouveaux comme le golf, …, l’agglomération présente encore une image dévalorisée. Elle dispose pourtant d’atouts importants en termes de cadre de vie : sites encaissés avec point de vue, patrimoine architectural et urbain, site Vauban de la ville forte classé patrimoine de l’UNESCO, château de Cons-la-Grandville, cités ouvrières préservées…) et de paysages agricoles et forestiers qui participent à l’attractivité de l’ensemble du territoire.

PlanPaysage2C’est pourquoi la Communauté de Communes de l’Agglomération de Longwy a souhaité s’engager dans une réflexion de mise en valeur des richesses naturelles et patrimoniales de son territoire, qui sont porteuses de l’identité du pays et moteurs pour les dynamiques de développement économique résidentiels et touristiques qui s’engagent.

La collectivité attend de cette démarche et de ce plan de paysage une amélioration de l’image du territoire par une valorisation des atouts paysagers à différentes échelles, d’une façade dans la rue jusqu’à des vues panoramiques des sites, du bâti au vivant, de la pierre à la flore, du général au détail.

PlanPaysage3Au-delà, il s’agit de faire en sorte que les résidents retrouvent la fierté et l’estime de leur environnement en révélant les éléments structurants et les détails du passé mais également en mettant en valeur les éléments architecturaux contemporains.

Il s’agit de « mettre en désir » le territoire, de le rendre lisible, compréhensible et attrayant pour les visiteurs de passage et d’attirer celles et ceux qui ne le connaissent pas encore, en établissant des liens entre les échelles et les unités et ensembles paysagers et architecturaux qui font la richesse du territoire, mais aussi en dégageant des points de vues sur le secteur.

Le diagnostic paysager réalisé dans le cadre de l’Etude Plan Paysage a permis de révéler un certain nombre d’orientations et d’axes d’intervention, à mettre, progressivement, en place, pour améliorer, encore, l’image de notre territoire :

  • Révéler l’identité du territoire au travers des entrées et des axes routiers
    • Composer le paysage et harmoniser la signalétique depuis les axes majeurs,
    • Affirmer les entrées de bourg et d’agglomération,
    • Valoriser les routes et voies de liaisons sous l’angle touristique.
  • Maîtriser l’étalement urbain pour préserver la qualité du paysage rural
    • Maintenir l’ouverture visuelle et les coupures vertes entre les villages,
    • Reconquérir les franges bâties des marges urbaines,
    • Définir les lieux et les formes des extensions urbaines.
  • Valoriser les espaces ruraux et naturels
    • Préserver les motifs végétaux du paysage rural : couronnes herbagères, haies, vergers, arbres…
    • Préserver et renforcer les continuités écologiques,
    • Valoriser les espaces naturels les moins sensibles pour l’accueil du public,
    • Conforter la vocation agricole des espaces.
  • Identifier une centralité urbaine
    • Affirmer l’agglomération Longovicienne au centre de la CCAL,
    • Tirer parti de la confluence et des atouts paysagers pour identifier cette centralité,
    • Jouer la carte de la complémentarité des centres urbains.

 

PlanPaysage4Les orientations et axes d’interventions ont ensuite débouchés sur un programme d’actions complet, qui sera décliné progressivement, à partir de 2014 :

  • Composer le paysage et la signalétique depuis les axes majeurs (RN 52 et RD 618),
  • Soigner le paysage de l’entrée de l’agglomération depuis la frontière Belge et Luxembourgeoise,
  • Créer un réseau de Belvédères,
  • Mettre en place une charte paysagère et « de bonnes conduites » intercommunale,
  • Elaborer un Plan Local d’Urbanisme intercommunal,
  • Réhabiliter et préserver les cités ouvrières emblématiques,
  • Préfigurer la mise en place du Parc Naturel Régional,
  • Mettre en place une campagne de résorption des verrues paysagères,
  • Enrichir le programme de création des sentiers intercommunaux avec des circuits thématiques valorisant le patrimoine,
  • Reconnaître une centralité dans la traversée de l’agglomération.,
  • Le recrutement d’un animateur « paysage »,
  • La mise en place d’un observatoire du paysage,
  • L’animation du plan de paysage en milieu scolaire, par les ambassadeurs du tri.

 

Documents à télécharger : EPP – PROJET et EPP – DIAGNOSTIC

 

PlanPaysage5Cette étude est financée par :

  • l’Etat, au titre du Fonds National pour l’Aménagement et le Développement du Territoire (FNADT) à hauteur de 20 %,
  • les fonds européens (FEDER), à hauteur de 34 %,
  • le Conseil Général de Meurthe-et-Moselle à hauteur de 26 %,
  • la Communauté de Communes à hauteur de 20 %.