L’Etude de Sécurité et de Sûreté publique

esspCette étude, portée par la CCAL, a pour objectif de prendre en compte la prévention de la malveillance, des incivilités, du vandalisme, de la délinquance, de la criminalité et des risques terroristes dans l’urbanisme et la construction.

Dans le cadre de la loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance, le plan national de prévention de la délinquance et d’aide aux victimes adopté le 2 octobre 2009 prévoit la mise en place des Stratégies Territoriales de Sécurité et de Prévention de la Délinquance.

Aussi, près de 5 ans après la création du Conseil Intercommunal de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CISPD) entre les trois communes de LONGWY, MONT-SAINT-MARTIN et LONGLAVILLE, les élus ont souhaité redonner un nouveau souffle à cette instance.

Ainsi, le CISPD a souhaité se doter d’un nouvel outil synthétisant un ensemble de données significatives dans ce domaine et dessinant une vision globale de la situation de ces communes sur des domaines tels que la tranquillité publique, ou le sentiment de sécurité (ou d’insécurité) des habitants. Les communes membres, en mettant en place cet outil, souhaitent avoir une vision globale sur les éléments de réponses apportés jusqu’ici aux problèmes rencontrés en termes de sécurité ou d’insécurité et surtout que ce nouvel outil établisse des préconisations cohérentes pour le territoire.

De cette manière 7 communes (Gorcy, Haucourt-Moulaine, Herserange, Longlaville, Longwy, Mont-Saint-Martin et Réhon) ont initié, en 2012, une démarche de Diagnostic Local de Sécurité et de la Prévention de la Délinquance (STSPD).

Ce travail a permis d’identifier les dynamiques de la délinquance sur le territoire concerné. Mais surtout, il devait aboutir à dégager des pistes d’action permettant de construire une véritable politique partagée de prévention de la délinquance, tenant compte de l’ensemble des risques sur lesquels agir : prévention des risques de décrochage socio-économique d’abord, des risques scolaires et familiaux également.

Il ressort de cette étude que plusieurs axes de travail pourront être renforcés. Parmi les axes principaux, l’on compte :

  • l’accompagnement socio-éducatif de la jeunesse : dans un contexte socio-économique difficile, la jeunesse mérite que des efforts d’accompagnement soient mis en place,
  • la prévention des cambriolages et la prévention et la lutte contre les vols de métaux : le caractère frontalier de notre territoire nous expose à des risques spécifiques,
  • la prévention et la sécurité routière : domaine d’ores et déjà investi par les acteurs publics,
  • la lutte contre les conduites addictives : axe peu investi par les acteurs locaux.

Aussi, sur la base de ce diagnostic, l’étude a permis de formuler des préconisations dans les domaines architecturaux et urbains, techniques, organisationnels et humains.

Ces préconisations devront permettre de prévenir et réduire les risques de sûreté publique mis en évidence par le diagnostic et de faciliter les missions des services de police, de gendarmerie et de secours.

Les pistes relevées pour un plan d’actions prioritaires sont les suivantes :

  • Mener une campagne intercommunale de sensibilisation aux risques de cambriolages et aux dispositifs de prévention mobilisables par les habitants,
  • Lutter contre les vols de métaux,
  • Initier une réflexion portant sur l’opportunité de mutualisation des polices municipales,
  • Renforcer l’articulation et la complémentarité entre les forces de police nationale et municipales/intercommunales sur le territoire,
  • Fédérer et renforcer les actions en direction de la jeunesse,
  • Systématiser la conduite d’Etudes de Sécurité et de Sûreté Publique lors des opérations de rénovation urbaine et d’aménagement menées sur le territoire de l’étude (notamment dans le quartier Voltaire),
  • Favoriser le portage et le développement d’actions de lutte contre les addictions et la toxicomanie,
  • Développer les réponses en matière d’aide aux victimes et leur visibilité auprès du grand public,
  • Développer les actions de sensibilisation à la sécurité routière auprès des enfants et des jeunes, notamment dans les Services Jeunesse et les établissements scolaires des différentes communes,
  • Renforcer l’accompagnement vers l’insertion, l’accès aux droits, la non-discrimination et la scolarisation des gens du voyage sédentarisés,
  • Prévoir une mise à niveau technique des dispositifs de vidéo-protection et mettre en place un Centre de Supervision Urbaine Intercommunale,
  • Poursuivre une réflexion sur les opportunités et modalités de coordination de la politique de prévention de la délinquance à l’échelle des 7 communes concernées par l’étude.

Document à télécharger : ESSP

L’Etude est financée de la manière suivante :

  • ACSE (Agence Nationale pour la Cohésion Sociale et l’Egalité des Chances), au titre du FIPD (Fonds Interministériel de Prévention de la Délinquance) : 28% du coût de l’étude,
  • Les communes membres : 42% du coût de l’opération,
  • La CCAL : 30% du coût de l’opération.
ACSE